Tina

Tina
Âge
66

Tina (66 ans) est mariée et mère de cinq enfants adultes. Elle recevait des prestations d’invalidité du RPC pour d'autres raisons au moment de son diagnostic.

Tina a été diagnostiquée en 2012 et elle est présentement en rémission. Elle a trouvé une masse dans son sein et a d'abord pensé que c’était un kyste fibreux puisqu'elle en avait déjà eus. Elle a cessé de boire du café pour voir si la masse disparaitrait. Après deux mois Tina a décidé de consulter un médecin. Elle a ensuite subi une mammographie, une échographie et une biopsie. Au fond Tina savait que ça serait le cancer du sein et elle n’en fut pas bouleversée quand le médecin lui a annoncé. Après une intense discussion avec le chirurgien, elle a choisi une double mastectomie et de la radiothérapie. Tina a refusé la chimiothérapie proposée car elle se sentait incapable de subir et tolérer le traitement étant donné son propre état de santé. Elle a également essayé des hormones pendant deux mois, mais elle a arrêté parce qu’elle était trop malade. L'oncologue a cessé de la voir à ce moment-là parce que son traitement était terminé. On lui a suggéré de continuer à subir des mammographies mais elle avait du mal à en comprendre le but après avoir subi une double mastectomie et parce qu'il n'y avait presque plus de peau pour faire le test. Tina est maintenant suivie de façon régulière par son chirurgien. Elle a expliqué comment elle avait accepté le diagnostic dès le début et qu’elle croit qu’il est important pour chaque personne de faire ses propres choix en ce qui concerne les traitements proposés. 

Temps depuis le diagnostic
2 - 5 years
Phase de traitement
En rémission

Videoclips

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Bien avant la chirurgie j’ai beaucoup parlé avec ma chirurgienne et j’ai décidé à ce moment-là que je me ferais enlever les deux seins. Elle a dit : « Bien pourquoi? », et je lui ai répondu : « J’ai simplement le sentiment que je veux enlever l’autre également parce que je ne veux pas passer au travers de ça une autre fois. » C’était correct. Alors après la chirurgie et quand l’information est revenue de l’endroit où ils l’envoient pour le faire tester, ils ont découvert que j’avais également un cancer dans le sein gauche, dont ils ne savaient rien parce qu’il n’était pas apparent.

Mais c’était un cancer qui se développait lentement et il était totalement différent de celui dans le sein gauche.

C’est votre corps, c’est votre décision en réalité. J’étais vraiment, vraiment décidée à ce sujet et ce fut la même chose pour la mastectomie bilatérale. « Est-ce que vous êtes certaine que c’est ce que vous voulez faire? Est-ce que vous voulez vous faire enlever les seins, il n’y a rien d’anormal dans l’autre sein. » Et j’ai répondu : « Oui, j’ai pris ma décision et je veux faire enlever les deux seins. » Maintenant je suis contente parce que personne n’était au courant du deuxième cancer qui était dans l’autre sein.

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Lorsque j’en ai parlé à ma famille, il y a seulement deux enfants à qui nous n’avons rien dit. C’était les deux plus jeunes filles. J’ai choisi de ne pas en parler avec une d’elles en particulier parce qu’elle s’énerve pour tout, pour la plus petite chose elle panique. Alors nous avons choisi de ne pas lui dire. Nous n’avons pas informé l’autre parce qu’elles ont le même âge, et elles ne le savent toujours pas. Mais si j’en avais informé celle-ci particulièrement, elle aurait paniqué constamment. Elle aurait constamment vérifié ses seins, elle aurait dit qu’il fallait qu’elle consulte le médecin parce qu’elle peut avoir ceci et cela. Nous avons donc décidé de ne pas en parlé à celle-ci en particulier. Nous allons probablement l’informer au cours de la prochaine année parce que je pense qu’elle soupçonne quelque chose étant donné qu’elle a dit : « Est-ce que cette personne a le cancer? », pas moi mais une autre personne. Bien entendu je lui ai répondu : « Bien il faudra que tu lui en parles » parce que ce n’était pas ma place de lui dire. Je peux lui parler de moi mais pas de quelqu’un d’autre parce que c’est à cette personne de lui dire. Mais nous allons lui dire éventuellement. Mais c’était très difficile parce que nous ne pouvions en parler lorsqu’elle était dans la pièce. Même maintenant, lorsqu’elle vient demeurer avec moi, je dois m’assurer que je porte ma prothèse parce que je ne voudrais pas qu’elle s’énerve. Je me sens comme si je cachais quelque chose – que je lui cache – mais en même temps je pense que c’était la bonne décision de ne pas lui dire à ce moment-là. Mais elle est plus mature maintenant, j’espère donc que lorsque nous lui dirons elle prendra bien la nouvelle.

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Le processus était bien parce que je savais ce que je devais faire pour moi. Je trouve que certains d’entre eux sont très très insistants sur ce que vous devez faire. Vous devez faire ça, ça et ça, et ça ne vous laisse aucun choix. J’ai simplement trouvé qu’ils n’avaient aucune ouverture pour me laisser décider par moi-même. J’ai pensé que c’était pas mal fou de leur part de ne pas me laisser l’opportunité de choisir ce que je voulais pour mon corps. C’est mon corps et bien c’est ce que je vais faire. Je veux dire qu’ils ont parlé, et parlé et parlé et essayé de me convaincre. C’était tout simplement non, non je ne pense pas que c’est bon pour moi. Intuitivement, j’ai suivi mon intuition et la façon dont je me sentais à ce sujet, non pas la pression de la part des médecins pour me faire faire ce qu’ils pensaient qui était le mieux pour moi.

C’est une pression énorme et les gens ne comprennent pas qu’ils ont ce pouvoir; c’est leur choix peu importe ce que quiconque, n’importe quel médecin dit, c’est encore votre choix. C’est votre corps, c’est votre décision en réalité. J’étais vraiment vraiment décidée à ce sujet, et ce fut la même chose pour la mastectomie bilatérale. « Êtes-vous certaine que c’est ce que vous voulez faire? Est-ce que vous voulez vous faire enlever les seins, il n’y a rien d’anormal dans l’autre sein. » Et j’ai répondu : « Oui, j’ai pris ma décision et je veux faire enlever les deux seins. »

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Bien, la première fois que j’ai soupçonné que quelque chose n’allait pas c’était deux mois après  que j’aie pensé qu’il s’agissait de kystes fibreux aux seins parce que j’avais l’habitude d’en avoir quelques-uns. À un moment donné je suis allée voir un chirurgien et il m’a suggéré d’arrêter de boire du café parce que celui-ci occasionnait des kystes fibreux. Lorsque j’ai arrêté de boire du café, ils sont disparus. Mais cette fois-ci, après deux mois, ils n’étaient pas disparus. Je savais alors que c’était quelque chose d’autre. C’était tellement proéminant parce que c’était juste sur le côté du mamelon et c’était dur, une grosse masse dure. J’ai alors décidé qu’il était préférable que j’aille voir un médecin pour savoir ce qui en était.