Émotions complexes

audioclip
Transcription

Intervieweur : Comment vous sentiez-vous à propos de la grossesse et du traitement? Avez-vous également eu l’opportunité d’apprécier votre grossesse?

Bon j’ai eu des moments passagers. Quand j’ai su qu’effectivement j’avais eu le cancer premièrement, avant de savoir que je devais avoir une mastectomie, j’allais bien. J’étais étonnée et je me suis dit : « Cela va rendre les choses un peu compliquées. » Mais je ne savais pas, je ne pensais pas que je devrais les enlever. Je ne pensais pas que je devrais avoir de la chimio. Je ne savais rien de tout ça. Je n’étais effectivement pas… J’ai apprécié la grossesse jusqu’à ce que j’aie la mastectomie. Ce fut difficile pendant un certain temps après la mastectomie parce que j’attendais de… je guérissais de cela. Je pense que j’étais tellement fatiguée au premier trimestre et ensuite d’attendre pour savoir si je devais faire de la chimio. Ce fut un été vraiment très difficile en préparation pour tout ça. Passer au travers des traitements fut vraiment difficile.

La naissance s’est bien déroulée. Je me sentais bien ce soir-là. Ils ont dit que la raison pour laquelle je me sentais si bien était parce que j’étais enceinte et que j’avais beaucoup d’estrogène dans mon corps, ce qui épuise le corps de certaines personnes. Mais pour moi, à cause de la chimio et que j’ai accouché immédiatement après, je n’avais plus d’estrogène. Mon médecin a dit que c’était… elle a fait un test et c’était quelqu’un qui était vraiment beaucoup plus vieux, genre 80 ou 90 ans.

J’ai donc eu une mauvaise dépression post-partum et je me suis retrouvée dans l’aile psychiatrique pendant quelques jours. Ils m’ont donné des médicaments pour m’aider parce que je ne pouvais pas dormir et manger. C’était seulement… c’était étrange. J’étais au plus bas lors de ma dépression post-partum. Je me suis sentie beaucoup plus mal à ce moment-là que lorsque j’ai appris que j’avais le cancer ou n’importe quoi d’autre. Ça aurait pu être seulement, même pendant la grossesse, je ne voulais pas trop m’inquiéter à ce sujet. J’avais peur que l’énergie ne soit transféré au bébé alors je n’ai pas… tout s’est relâché tout à coup. Ce fut difficile. J’avais encore ma famille pour me supporter et à chacun de mes traitements de chimio soit ma mère ou mon père prenait un vol pour venir. Ma sœur est demeurée avec moi pendant environ sept mois, au moment où je passais à travers tout ça. Comme je l’ai déjà dit quelques fois j’ai incroyablement eu beaucoup de soutien.

Intervieweur : Et votre époux?

Je pense que ce fut plus difficile pour lui. Il vivait avec ça tout le temps et je pense qu’il me voyait d’une certaine manière comme une personne forte. Ensuite lorsque je passais à travers ça, principalement alors que je n’avais pas vraiment de problème physique mais plutôt… quand j’étais dépressive et spécialement avec le post-partum, il disait : « Tu sais, tout va bien aller, reviens à la maison et fait la sieste. » Et en fait j’étais… je ne peux dormir ni manger et je ne suis pas bien. Il avait donc de la difficulté avec… combien c’était difficile mentalement mais je le sentais. Donc il me soutenait mais il avait certainement de la difficulté. Il ne comprenait pas certaines choses.

 

Voir profil