Effets positifs sur soi

Transcription

Ce fut bien de retourner au travail, pas seulement pour le travail. C’est également un soutien social pour moi. J’ai obtenu beaucoup de soutien ici. Certaines personnes avec qui je travaille me sont très chères, alors je pense que ce qui est m’arrivé c’est que mon cœur s’est grand ouvert avec ça. C’était une opportunité soit de m’ouvrir ou de me refermer. Je pense que c’est un des cadeaux du cancer du sein. J’ai tendance à avoir une personnalité stoïque à ce qu’on m’a dit. Il n’y avait pas de place pour ça. Il n’y avait pas de place du tout pour ça. Il n’y avait pas de place pour le stoïcisme avec ça. À certains moments c’était pratique d’être capable de prendre du recul et d’affronter ce que je vivais, mais il y avait plusieurs opportunités pour avoir l’esprit ouvert et parler de comment ça se passait pour moi et d’être émotive. Et ce fut bon que d’autres personnes aient la même opportunité.

Je suis toujours responsable, je suis toujours en contrôle. S’il y a une crise, je la gère. Je vois que j’ai dû me retirer de tout ça parce que je ne pouvais y faire face et ensuite la vie continue. Un certain nombre de choses sont survenues pendant ma maladie et je ne pouvais pas les affronter, quelqu’un d’autre a dû le faire. J’ai dû en quelque sorte remettre les rênes.

Il y a eu beaucoup de renforcement des liens. J’ai réalisé à quel point mon réseau m’a soutenue et je l’ai apprécié. J’ai aussi dû apprendre à recevoir et ce fut un défi. Je ne voulais pas me sentir redevable pour ensuite réaliser que ça ne créait pas d’obligation. C’était du donnant-donnant. Vous ne pouvez pas… je suis habituée d’être celle qui donne du soutien émotionnel et de donner peu importe ce dont la personne a besoin, et réaliser que quelqu’un doit être disposé à recevoir, autrement tu ne peux pas donner. C’était alors voir l’autre côté de la médaille.

 

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