Hormonothérapie

audioclip
Transcription

Je me suis donc sentie beaucoup mieux lorsque j’ai arrêté le Tamoxifène et je suis ensuite retournée la voir après l’été. Au début j’allais la voir à tous les quatre mois et ensuite elle m’a dit : « Ok, bon maintenant tu ne veux pas le réessayer? » Et j’ai répondu : « Non, pas vraiment. » Elle m’a dit : « Bon, c’est ton choix. C’est ton choix mais si tu ne le prends pas de nouveau, je ne serai plus ton médecin. » Alors je suis comme « Oh, ok. » J’étais un peu contrariée à ce sujet et ensuite je suis allée parler avec mon naturopathe. Il m’a dit : « Bien en premier lieu, elle n’a pas le droit de faire ça. Il y a eu un jugement dans le passé et apparemment que cela s’est rendu jusqu’à la Cour Suprême. C’est illégal de congédier un patient pour un choix qui lui est offert. Je ne sais pas si c’est vrai ou non mais c’est ce qu’on m’a dit. De toute façon j’étais très confortable avec ma décision et je me suis dit : « Je n’ai pas vraiment besoin d’elle, elle ne fait rien de toute façon. Elle m’avait dit : « Si jamais tu as un problème je te verrai tout de suite. Tu as un médecin de famille, un chirurgien, si tu as besoin de moi ce n’est pas comme si je ne voulais pas t’aider parce que tu ne veux pas te conformer. C’est une question d’assurance responsabilité, je ne peux être ton médecin. » Je lui ai répondu : « Bon, c’est très bien. » Et nous nous sommes entendues, je pense, que je la verrais encore. Entretemps j’ai fait des lectures et ensuite j’ai pensé : « Bon, tu sais quoi, peut-être que je vais essayer le Tamoxifène encore une fois. » Je l’ai donc essayé à nouveau et je me suis engagée à le faire pendant trois mois. Elle était assez contente que j’essaie. Ensuite ça n’allait vraiment pas bien encore, mais ce n’était pas tellement de l’épuisement mais plutôt une horrible anxiété. J’avais encore les autres symptômes comme la perte d’appétit, de poids, j’avais les yeux secs et plusieurs autres choses dont je ne me rappelle même plus. Mais j’avais cette horrible anxiété et je ne voulais pas vivre de cette façon. Alors j’ai arrêté pendant trois mois et je me suis immédiatement sentie vraiment mieux sans cela. Ce n’est donc pas quelque chose que je vais considérer maintenant. Elle m’a ensuite offert d’enlever mes ovaires afin que je puisse prendre quelque chose de différent. J’ai dit : « Je vais considérer ça, mais peut-être que nous pourrions essayer l’élimination chimique et essayer ce nouveau médicament, parce que si avec le Tamoxifène je ressentais cette sensation horrible – et je ne peux pas vivre comme cela – si vous retirez mes ovaires et que cela a le même effet, il n’y a aucune façon d’y remédier. Donc je ne veux vraiment pas que vous m’arrachiez mes ovaires. » Encore une fois elle n’a pas vraiment aimé cela et je pense que vous pouvez dire que je ne suis pas très enthousiaste par rapport à mon oncologue.

Voir profil