Perspectives du parcours de soins

Transcription

Comme je l’ai dit, ma mère, à cause du succès que ma mère a connu, elle a été près de dix ans sans cancer avant d’être diagnostiquée avec une récidive. J’ai pensé que peut-être c’était un peu excessif de faire ça. Alors, lors de mes discussions avec mon médecin et genre... mon processus de réflexion... j’ai comme pris connaissance de certaines littératures et en parlant avec d’autres professionnels de la santé, j’ai décidé que j’essaierais de m’attaquer de manière agressive au reste des cellules pendant que j’étais encore jeune et forte, afin de ne pas avoir à faire face à ça lorsque je serais plus veille. C’était mon genre d’approche parce que ma chirurgienne m’avait dit : « Bon, il y a environ 15 ans si vous aviez eu votre diagnostic on ne vous aurait pas recommandé de faire de la chimiothérapie, mais la recherche a démontré qu’il y avait des incidences plus élevées de récidive dans des cas similaires entre les femmes qui avaient eu de la chimiothérapie et celles qui n’en avaient pas eue. »

Bon, mes deux tantes ont été en rémission, ensuite elles ont toutes les deux eu des récidives et elles avaient eu de la chimiothérapie. C’était un peu déchirant parce que voilà, ces femmes ont fait ce qu’elles devaient faire et ce n’était pas nécessairement la meilleure option pour elles à ce moment-là. Mais ce que j’essayais de me rappeler c’est que chaque personne, dans chaque cas, malgré les similitudes, il y a toujours différents facteurs qui entrent en ligne de compte. Je devais seulement décider ce qui serait le mieux pour moi. J’ai eu l’approche du sacrifice à court terme pour le bénéfice à long terme. Je pense que c’est une des pensées que j’ai eues. Si je fais cela maintenant c’est de la prévention et, à mesure que nous allons de l’avant, je ne veux pas dire que je n’aurai jamais de récidive mais cela diminuera mes chances de récidive. Alors je pense que c’est probablement pourquoi j’ai décidé de le faire.

À partir de ce rendez-vous j’ai ramené de l’information et fait un peu de recherche. J’ai aussi parlé avec quelques personnes et j’ai été capable d’en venir à une conclusion par moi-même. Mais je dois dire que je n’avais pas peur, je n’avais pas peur de dire à quelqu’un, de dire à un médecin que ce n’était pas ma décision. Je pense qu’il était vraiment important que je considère le fait que c’était mon traitement et j’ai conservé cette approche. Oui je suis leur patiente mais c’est mon traitement et c’est mon corps. Alors j’ai conservé ça dans ma poche et ils avaient... je suis allée au rendez-vous et ils avaient déjà fixé un rendez-vous pour mon premier traitement de chimiothérapie. Ils avaient fixé des rendez-vous pour toutes sortes de choses et j’étais juste comme « J’ai besoin de respirer ». J’ai besoin d’une minute pour respirer. Pendant cette période j’ai été capable de faire une recherche qui m’a permis, qui m’a aidée à en venir à ma conclusion.

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