Margaret

Margaret
Âge
68

Margaret a trois enfants adultes et 6 petits-enfants et elle vit seule. Elle a travaillé comme conseillère en économie domestique et elle est maintenant retraitée.

 

Margaret a été diagnostiquée en 2006. Elle a remarqué une masse dans son sein et elle a consulté un médecin. Une mammographie et une échographie n’ont rien décelé et elle en fut soulagée. Lors de son examen annuel un an plus tard Margaret avait toujours une masse, mais encore une fois rien n’a été décelé au cours d’examens supplémentaires. Cette fois le médecin l’a référée à un chirurgien qui a procédé à une biopsie chirurgicale et elle a su la même journée qu’il s’agissait en effet d’un cancer du sein. Elle a poursuivi ses activités comme prévu et elle a passé la fin de semaine avec des amis. Mais peu de temps après elle a subi une tumorectomie et 30 ganglions lymphatiques ont également été enlevés.

 

Pendant sa chimiothérapie, Margaret a essayé de prendre des marches quotidiennement, sauf les jours où elle ne se sentait vraiment pas bien. Ses plus dures épreuves furent les nausées et la douleur causée par l’injection de Neulasta dont elle avait besoin pour augmenter ses globules blancs. Après la chimiothérapie, Margaret a pris Arimidex pendant cinq ans afin de diminuer son taux d’estrogène et traiter son cancer. Pendant la première année, elle a ressenti des douleurs quotidiennement dans tout son corps. Mais les douleurs ont disparues après la première année. Lorsqu’elle a cessé de prendre Arimidex, elle a ressenti une perte comme si elle n’avait plus de protection. À sa demande, elle a commencé à prendre du Tamoxifen et elle sent que cela va bien. Margaret a développé un lymphœdème dans son bras droit et elle a porté un manchon et un gant pendant un an. Elle a également reçu des massages drainants une fois par semaine et elle voyait un physiothérapeute à l’hôpital de cancérologie. Elle a pratiqué ses exercices avec diligence afin d’éviter le retour du lymphœdème. En général, Margaret trouve qu’elle a reçu un soutien exceptionnel de la part de sa famille et de ses amis pendant son traitement. Les gens continuent de se joindre à elle lors de ses marches quotidiennes. Sa fille et une amie avaient l’habitude de l’accompagner à ses traitements de chimiothérapie alors que d’autres lui apportaient de la nourriture. Margaret croit que l’énorme soutien et ses marches quotidiennes l’ont aidée à demeurer forte, courageuse et positive.

 

Margaret est devenue une membre active d’une équipe de bateaux dragon à la suite de ses traitements. Elle aime faire partie de l’équipe et le partage de l’amour, des soins et du soutien entre les membres. Apprendre à méditer lui a fourni une autre excellente façon de faire face aux traitements. Elle méditait religieusement avant ses sessions de chimiothérapie. Elle a appris que ça ne vaut pas la peine de s’en faire pour tout et cela lui a permis de mieux apprécier les choses de la vie qui sont importantes pour elle.

Temps depuis le diagnostic
6 - 10 years
Phase de traitement
En rémission

Videoclips

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Une, ouais, toutes les trois semaines, et j’ai été très chanceuse je pense comparativement à ce que d’autres personnes ont vécu. J’ai certainement eu quelques jours où ce fut vraiment horrible. Une de mes plus grosses plaintes je pense ou mes plus grosses épreuves furent la nausée et la douleur. La douleur était causée par une piqure, appelée Neulasta, que je devais m’administrer moi-même. C’était pour augmenter le nombre de globules blancs. Est-ce que c’est le bon terme globule? J’avais de mauvaises nausées pendant un jour ou deux, cela mis à part c’était bien. Je pouvais tout faire. Le médicament que je devais m’administrer, la piqure, c’était intéressant. Je pense que c’était comme trois jours plus tard que je commençais à ressentir de la douleur sur le dessus de ma tête et elle se propageait à travers tout mon corps. Cela durait quelques jours et c’était vraiment sévère. C’était tout, c’était aussi en même temps que la nausée et les choses comme ça.

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Je pense que de traiter chaque femme comme une personne, être capable de prendre et de passer du temps avec elle, être attentif, patient et compréhensif. J’apprécie toujours que le médecin ou le professionnel de la santé ait du temps pour moi, qu’il ne soit pas pressé, qu’il ne soit pas pressé d’aller faire autre chose. Être à l’écoute de mes questions, de mes inquiétudes et de choses comme celles-là, même si elles sont très banales à ce moment-là, peut-être qu’elles ne le sont pas pour moi. J’aime connaître les faits. Je veux savoir. Je ne veux pas qu’on me dore la pilule. Je veux savoir comment c’est, ce que je dois chercher et ce à quoi je dois m’attendre. Je suppose l’honnêteté.

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J’ai fait une chose, j’ai une amie psychologue qui m’a dit que si je voulais je pouvais aller la voir et qu’elle m’aiderait avec la méditation. Elle m’a montré à faire de la méditation. Je pouvais la faire n’importe quel jour, mais spécialement avant d’aller à ma chimio. Je l’ai fait religieusement avant ma chimio et assez souvent entre les traitements, peut-être en version abrégée. J’ai trouvé ça vraiment utile et même quelquefois maintenant, au cours des années, si je me sens un petit peu vulnérable je le fais et je sens que je me départi de toutes les mauvaises choses qui sont dans mon corps, ça me donne de bonnes choses et ça fonctionne. J’avais oublié ça mais c’était une chose vraiment efficace pour moi.

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Une des choses qui me dérangent encore c’est que je trouve qu’il n’y a pas beaucoup de soutien lorsque vous recevez votre congé des soins oncologiques de l’hôpital.

Intervieweur : Quel type de soutien pensiez-vous avoir besoin lorsque vous avez reçu votre congé?

Lorsque j’ai eu terminé mes médicaments j’ai pensé : « Oh! Et maintenant? » C’est une grosse perte, une sensation de perte, quand tout à coup vous arrêtez de prendre ce médicament qui, probablement, augmentera vos chances de survie, non pas de 100 % c’est certain, mais ça les augmente. Mais ensuite vous n’avez plus de protection, vous ne recevez plus de traitement, des choses comme ça. J’ai trouvé ça très difficile pendant un moment jusqu’à ce que je pense : « Et bien, peu importe c’est comme ça. »

Intervieweur : Mais ça arrête tout simplement et ensuite il y a…?

Ça arrête tout simplement. Bang! J’ai trouvé que c’était difficile.

Intervieweur : Il n’y a donc aucun suivi avec votre médecin après ça?

J’ai été chanceuse d’avoir un très bon médecin. Parce que mon cancer n’a jamais été détecté par les mammographies et les échographies, et même l’IRM* (Imagerie par résonance magnétique) et les autres examens ne l’ont jamais vraiment montré; j’avais oublié de mentionner que j’avais eu une IRM. Mais c’est par mon auto-examen que je l’ai détecté et ainsi elle a accepté, pour moi, de me faire subir des examens des seins à tous les trois ou quatre mois et ce fut bien. C’est simplement que j’aimerais quelquefois avoir quelqu’un à qui parler un petit peu à propos du moment. Et maintenant? À quel moment demandez-vous si vous pouvez subir une scintigraphie osseuse ou un CT scan* (tomodensitométrie), et est-ce que ce genre de chose est normal, ou est-ce que c’est nécessaire, ou c’est davantage de la paranoïa?

*IRM : Test d’imagerie qui crée une image en trois dimensions des structures internes du corps en utilisant la force magnétique et les fréquences radio.

*CT scan : scan du corps produit par des faisceaux de rayons X sur les structures internes du corps.

Intervieweur : Donc ce genre de vérification une fois de temps à autre… Quel est votre schéma normal maintenant? Est-ce que vous retournez voir votre médecin de famille quand vous voulez?

Ouais, j’y vais encore trois ou quatre fois par année afin de subir une mammographie et ensuite je vais à l’hôpital pour le cancer où je subis une échographie et une mammographie également une fois par année. C’est tout. Il y a des personnes que je connais, et j’aimerais être l’une d’elles, elles participent à une étude et donc elles voient un médecin tous les trois mois. Elles subissent des tests sanguins et différents tests et examens. J’aimerais être l’une d’elles.

Intervieweur : Qu’est-ce qui serait différent pour vous si vous étiez l’une d’elles?

Je pense que vous avez juste un peu plus d’assurance qu’il n’y a rien d’insidieux, que vous êtes plus impliquée aussi dans votre corps je presume…

 

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J’ai découvert ou développer un peu de lymphœdème dans mon bras droit où j’ai subi la chirurgie. Je faisais face à ça après ma chirurgie. L’hôpital où j’allais avait un très bon système de soutien pour les personnes atteintes de cancer du sein. J’y suis allée et cela parlait de toutes sortes de choses. Toutes les choses que vous deviez savoir comme les différentes activités, les différents exercices à faire, les différents groupes de soutien, les différentes organisations, et des choses comme ça; ce qui était bon. C’est à cet endroit que j’ai découvert des amies atteintes de cancer du sein, une équipe de bateau dragon en laquelle j’étais très intéressée, mais elle ne prenait pas de nouveaux membres à ce moment-là.

Je vais parler de mon lymphœdème un peu. J’ai développé un lymphœdème dans mon bras droit et pendant un an j’ai porté un manchon et un gant de compression. Tous les soirs j’enveloppais ma main avec de la gaze. J’allais pour un massage drainant environ une fois par semaine. J’ai fait de la physiothérapie à l’hôpital où j’allais. J’étais diligente dans mes exercices et les choses comme ça et parce que je menais également une vie très active. Je pense que c’est la raison pour laquelle j’ai été chanceuse, que je n’ai presque pas eu de lymphœdème. Lorsque je le sens, je mets mon gant ou mon manchon. Je porte toujours quelque chose lorsque je prends l’avion. Vous devez toujours porter un manchon.

Intervieweur : Donc vous avez ce problème de façon récurrente?

Pas vraiment beaucoup mais seulement parce que veux garder le contrôle je présume. Et ça peut être un peu douloureux, c’est une sensation bizarre. C’est inconfortable et cela peut devenir vraiment grave. Je pense que je suis vraiment chanceuse que ça ait disparu.