Les effets du comportement des bénéficiaires de soins

Transcription

C'est une autre vie. On entend toujours parler des personnes qui prennent soin de leurs parents ou de leurs enfants malades, mais c'est toujours les autres. Mais quand tu es dedans, je vais vous dire, cela a ouvert... ça m'a appris tellement. Et je dois dire qu’en 13 années de la maladie de ma mère, elle m'a appris davantage en 13 ans à la regarder que dans les 13 premières années, parce qu'elle est formidable. Elle me tape sur les nerfs mais c'est une femme formidable. Peu importe la douleur, elle est courtoise et forte. Et je ne peux qu'espérer que si jamais cela m'arrivait, je sois aussi digne qu'elle et ne serait-ce qu'être la moitié de ce qu'elle est, parce qu'elle est une femme formidable.

Elle en a enduré tellement, tellement. Et vous savez comment vos parents vous disent toujours « Traite les gens avec respect ». […] C'est une chose de le dire, mais c'est autre chose lorsqu'on les regarde le faire. Et pas une seule fois – ces infirmières que nous connaissons depuis 13 ans – pas une fois lorsqu'elles insèrent l'aiguille qu'elle ne dit pas « Merci beaucoup ». Ou nous leur apportons du gâteau, ou parce quand elle y va, elle dit de leur apporter des beignes parce qu'elles travaillent tellement fort. Donc, il y a toujours un « s'il vous plaît », un « merci ». Nous essayons de rendre la vie plus facile à tout le monde, mais en attendant c'est « Non, ne vous en faites pas, ma fille va le faire. » Donc c'est la fille qui finit par tout faire. C'est encore moi.