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Transcription

J’ai appris ça, pas par le CLSC, par [l’Association (ville) des personnes aidantes]. Ils m’ont dit : « Comment ça qu’il n’a pas deux toilettes partielles. Il serait supposé avoir deux douches puis deux toilettes partielles, au moins entre les douches. » Je les ai appelés : « Ah ! bien ouais, peut-être! On va regarder son cas, puis… » Tu es toujours, toujours, toujours… C’est fatiguant, c’est épuisant! Il a été cinq semaines à l’hôpital. Il n’y a pas un matin que je n’ai pas fait des téléphones pour essayer de trouver des solutions pour ci, puis pour ça. Le CLSC! Tu as vu comment il marche? Est-ce que tu penses que c’est un homme qui est intéressé à aller magasiner? Aller se promener dehors, à sortir! À voir d’autre chose? Non. À un moment donné il était à l’hôpital puis je l’ai amené en chaise roulante jusqu’à la sortie. Il me dit : « Passe devant le kiosque de journaux, je veux voir les couleurs. » Ce qui fait que j’ai dit: « Donc ça l’intéresserait peut-être, s’il n’avait pas à faire l’effort de marcher à cause de sa respiration, puis de son Parkinson. » Il ne pouvait pas avoir de chaise roulante. Il a fallu que je me batte pour en avoir une.

J’ai exigé qu’il soit vu par un ergothérapeute, par un physiothérapeute, par un neurologue. Ils m’ont signé les papiers, et il a eu une chaise roulante par l’hôpital de réadaptation, sans ça, il n’en aurait pas eue. Ce qui fait que c’est toujours des batailles, parce qu’eux autres ils me disaient : « Il n’en a pas besoin dans la maison. » Mais regarde les meubles dans la maison! Il se tient après les meubles, puis quand il ne se tient pas après les meubles, il se tient après moi. Donc je suis venue à bout d’avoir la chaise roulante.