Lorna

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Âge
68
Prestation de soins à l'âge de:
56

Lorna (68 ans) est mariée et a un enfant adulte. Son époux (72 ans) souffre de la maladie de Parkinson depuis douze ans. Lorna prend de plus en plus soin de son époux mais elle peut encore se consacrer du temps. Elle a l'impression que sa vie est plus paisible maintenant qu'ils sont tous les deux à leur retraite et qu'ils passent plus de temps à la maison.

L'époux de Lorna a eu un AVC il y a douze ans. Peu de temps après, Lorna et son époux ont remarqué qu'il avait de la difficulté à écrire. Dans la période qui a suivi son rétablissement après l'AVC, le médecin a diagnostiqué la maladie de Parkinson. L'époux de Lorna répondait si bien à la médication que, durant les dix premières années de la maladie, leurs vies en furent très peu touchées. Cependant, la maladie a progressé rapidement au cours des deux dernières années et l'époux de Lorna a maintenant beaucoup plus de douleurs et de difficulté à marcher. Malgré les nouvelles médications et les combinaisons de médicaments que ses spécialistes essaient pour réduire la progression des symptômes, sa maladie semble atteindre un point où la médication n'a plus aucun effet.

 

Lorna et son époux ont réalisé qu'ils ne pouvaient plus faire les choses qu'ils faisaient auparavant. Cependant, ils se sont adaptés à cette nouvelle situation en prenant du recul et en changeant certaines habitudes. Par exemple, Lorna conduit maintenant et elle apprend à cuisiner; ce que son époux avait l'habitude de faire auparavant. Ils sont aussi plus ouverts et plus directs avec leurs amis en vue de les informer de la condition de son époux et de la possibilité pour eux de prendre part à certaines activités.

 

Lorna a récemment subi des tests médicaux parce qu'elle avait de la difficulté avec son pouls et sa respiration. Elle a été soulagée d'apprendre que ses symptômes résultaient probablement de l'anxiété et non d'une maladie physique grave. Grâce aux services de counselling, elle apprend maintenant à cultiver sa patience et à faire face plus efficacement au stress causé par sa situation. Par exemple, Lorna essaie de changer son humeur et sa façon de penser en se disant d'être reconnaissante de pouvoir prendre soin de son époux plutôt que de se sentir mal face à sa situation. Elle se sent de plus en plus reconnaissante de pouvoir continuer à prendre soin de lui et apprécie le fait qu'elle et lui se sont rapprochés et qu'ils discutent davantage.

 

Lorna et son époux reçoivent beaucoup de soutien de leur organisme local pour les gens atteints de la maladie de Parkinson. Elle rend visite au groupe de proches aidants et il rencontre des gens qui vivent avec la même maladie. Elle trouve parfois difficile de voir des amis de plus en plus touchés par la maladie.

 

Lorna et son époux sont à la recherche active de manières pour accepter leur situation et pour apprécier les choses positives qui ressortent de leur expérience. Grâce aux changements qu'ils ont faits, elle a l'impression que la prestation de soins n'a plus un impact négatif sur sa vie comme c'était le cas auparavant.

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Je suppose que j'ai diminué plein de choses moi-même maintenant. Parce qu'il ne conduit plus, il veut aller faire ses exercices. Le groupe de Parkinson a une classe d'exercices alors je ne fais pas les miens. J'avais l'habitude de faire de la natation mais ça ne fonctionne pas à cause du conflit d'horaire. Je dirais que cela a changé […] mais je me lève tôt maintenant et je vais marcher à la place. J'essaie de travailler à travers ça, mais je le fais. Je travaille un jour par semaine. Je suis bénévole à notre Centre 55+, le centre pour les personnes âgées, et j'aime vraiment ça. J'aime ça parce que ça me permet de garder mes compétences à jour. Des personnes différentes, quatre heures de... et c'est un endroit joyeux. Donc je n'ai pas cessé ça mais j'ai cessé d'autres choses, comme pour l'église et des choses comme ça. Je ne fais plus ça.

Ouais, j'étais bénévole pour le Théâtre Magnus, un petit groupe de théâtre d'ici. J'aimais ça mais c'est le soir et il est tellement fatigué le soir. Je trouvais cela trop stressant de partir en le laissant à la maison. Et c'est correct parce que je l'ai fait pendant quelque vingt ans et c'était le temps d'un petit changement. Donc je suis confortable avec les choses que j'ai cessées de faire. Ce n'est donc pas, je ne me sens pas lésée.

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Probablement rien de différent des autres. Je m'inquiète parce que nous n'avons pas d'ascenseur ici, donc s'il commence à avoir des problèmes avec les escaliers, nous devrons déménager – bien qu'il n'ait pas de problème du tout avec les escaliers. Il a seulement des problèmes avec le gel. Cela m'inquiète parce que je ne veux sûrement pas déménager. C'est tellement de travail.


Est-ce que vous demeurez dans cette maison depuis longtemps?

Nous avons déménagé seulement  - il a eu un AVC tout de suite après notre déménagement. Nous avions nos choses dans un chalet et il travaillait au chalet aussi. Il en faisait trop, il essayait d'en faire trop.

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Ce qui est le plus positif? Je suppose, je suppose que c'est de prendre soin de lui. Il a toujours été le genre de personne qui prenait soin de tout et de rien. Maintenant les rôles sont inversés et je peux l'aider. Comme ce qu'il m'a dit à propos de conduire l'auto : « Je me sens tellement mal que tu sois obligée de toujours conduire. » Je lui ai répondu : « Bien tu sais quoi? Pendant 60 ans c'est toujours toi qui conduisais. Maintenant tu n'as qu'à t'assoir et te laisser conduire. Profites-en. » Ce genre de choses, juste aider. Cuisiner, je n'ai jamais aimé cuisiner et il aime ça. Mais il doit se contenter de ma cuisine. Et je commence à aimer ça vous savez, je commence, ouais. C'est juste parce que je peux l'aider je pense.