Qu'est-ce qui a fonctionné pour les proches aidants

Transcription

Je trouve que quand on est dans la souffrance, on cherche les bouées de sauvetage, et ça, c’est une piste. Ça met à l’épreuve l’intensité de notre foi. Je vous réponds maintenant d’une autre façon que je vous aurais répondu il y a 2 ans quand ma tante est décédée. Je l’ai accompagnée pendant 6 mois aux soins palliatifs. Et j’ai pleuré. J’ai pleuré comme une Madeleine. Ça pleurait, c’est effrayant. J’ai été voir un aumônier, puis dans ses mots il m’a fait du bien. Il est un représentant de Dieu avec un grand D, large, parce que pour moi, c’est très large, et [ça] donne un sens à ce que tu fais. Et ça aussi c’est un cheminement à vie. Avec les années, je continuerai à essayer de m’approcher de Dieu avec un grand D. Pour moi c’est ça.  Mais je suis persuadé que pour certaines personnes, c’est essentiel de parler de Dieu à travers le cheminement qu’ils font. Parce qu’être aidant c’est aussi souffrir. C’est souffrir par amour. Être parent c’est aussi des moments où on souffre beaucoup. Être aidant avec la maladie, c’est se confronter aussi à cette dimension spirituelle. Et une chose que j’ajouterais, au niveau de la chance que j’ai d’être aidant, c’est de la chance que j’ai d’avoir rencontré cet ami. Je l’ai fait par choix. J’imagine que pour bien des gens ce n’est pas par choix qu’ils deviennent proches aidants. Moi, j’ai la chance que ça soit par choix, puis je suis très heureux de l’apport de cette personne dans ma vie. Et je veux souligner cet apport-là parce qu’une personne qui a besoin d’aide et qui s’aide elle-même, c’est plus que la moitié du chemin pour l’aidant. C’est beaucoup d’inspiration, beaucoup de soulagement en même temps, le fait que la personne s’aide. Ça t’évite de donner beaucoup d’énergie à faire en sorte qu’elle se laisse aider. Ça, je trouve ça important.