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Transcription

Cela a commencé avec le documentaire et nous avons alors réalisé que c'était une des choses qui devait ressortir de ça. C'était juste le bon moment parce qu'un des jeunes hommes qui prenait soin de sa mère – elle était au stade final d'un cancer du cerveau ou quelque chose relié au cancer du cerveau – lui et moi en sommes arrivés à nous connaître parce que j'avais perdu mon père environ deux ans auparavant et il allait perdre sa mère au cours des prochains mois. Nous en sommes donc arrivés à nous connaître en lui parlant de mon expérience et en lui demandant comment il allait. Que fais-tu pour t'en sortir? Et alors même après la session – notre groupe s'est séparé mais on chattait ensemble sur Facebook. Nous sommes donc très proches et je sais que sans ce groupe d'entraide les choses auraient pu être très différentes pour lui.

Alors je suis reconnaissant au groupe pour ça. Mais même pour les anciens jeunes proches aidants, nous continuons de venir aux rencontres de ces groupes d'entraide parce que nous avons encore des choses qui persistent et auxquelles nous devons faire face. C'est formidable de savoir que c'est seulement un endroit où nous venons, nous cassons la croûte, nous passons du bon temps ensemble, nous sommes des amis. Nous sommes peut-être d'âges différents et nos expériences et nos histoires peuvent varier, mais notre point commun c'est que nous sommes ou avons été des proches aidants. Il n'y a donc aucun jugement […] mais c'est seulement un endroit formidable. De savoir que nous ne sommes pas analysés et qu'il n'y a personne qui prend des notes, que c'est essentiellement une place où nous pouvons tempêter, conter nos histoires, être ensemble tout simplement. C'est vraiment agréable de savoir qu'il y a, au moins une ou deux fois par semaine – pardon deux fois par mois – qu'il y a ces opportunités d'être avec ces autres jeunes.