Effets sur la famille et les amis

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Comme je le dis, j’ai quelques vraiment très bons et chers amis proches qui m’écoutaient. Mais vous ne voulez pas avoir l’air de vous lamenter. « Oh je me sens ouais, ouais, tu sais » parce que je suis une personne très privée en ce sens, à moins que je sois à l’agonie sur le plancher. Mais une autre chose comme je le dis, mes connaissances, « Ne traverse pas l’autre côté de la rue lorsque tu me vois », parce que certaines le font et d’autres ont cessé de venir. Mon fils ne pouvait pas me rendre visite. Chaque fois que je l’appelais il avait un rhume mais ce grand et robuste gars pleurait. Je lui ai dit : « Qu’est-ce que… » « Oh des allergies. » Et il ne me parlait pas, il ne me rendait pas visite. Il ne pouvait faire face à ça et je comprenais ça naturellement. Certaines personnes auraient été blessées, mais je comprenais qu’il ne pouvait faire face à ça. Il ne pouvait pas me rendre visite. Ensuite je pouvais avoir des amis qui traversaient de l’autre côté de la rue parce qu’ils ne savaient pas quoi dire. Dites simplement : « Allo, comment vas-tu? » Je ne vais pas commencer à dire : « Bien j’ai ceci et j’ai cela et ils ont coupé ceci. » Seulement montrer que « Comment ça va? » Mais les gens ont peur de ça, ils ont peur des personnes malades et du cancer parce qu’elles pensent : « Oh, si elle boit dans ce verre, je vais l’attraper. » Cette attitude existe encore, si vous touchez quelqu’un ou respirer, vous allez l’attraper. Ce que mon autre amie qui a eu… elle a eu le cancer du sein, maintenant c’est au niveau de ses os. Ça voyage, elle se rend à (nom d’une ville en Saskatchewan) pour son traitement, elle disait : « Tu sais, je ne sais pas. » Je dis : « Je sais » mais ouais, j’ai eu beaucoup de soutien.

En fait, mes enfants ne comprenaient pas ce que je vivais, la douleur. Ils étaient très impatients, ils avaient leur propre vie, couraient, couraient, couraient. Non pas qu’ils ne m’auraient pas aidée mais après un mois de… ils ne l’ont pas dit mais j’avais l’impression : « Bon, reviens-en! » Mais le travail, leurs enfants, une vie occupée. Je suis demeurée avec une de mes filles pendant un temps mais ce n’était pas chez moi. Je voulais être seule chez moi. Ça aurait été agréable d’avoir une infirmière mais pas la famille. Ils ont bien géré ça. Je ne leur en ai pas vraiment parlé. Je sais qu’ils étaient bouleversés, comme je dis, mon fils est allé à l’église et c’est tellement drôle. Il ne va pas à l’église et lorsque je l’ai appris, j’ai pensé que c’était hilarant. C’est la chose la plus drôle. Il n’y est plus retourné depuis non plus. Il a pris le thé avec les femmes âgées ou quelque chose comme ça, il ne me l’a pas dit mais on me l’a dit. Je n’ai rien dit mais c’était drôle.

 

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