Jeannette

Jeannette
Âge
46

Jeanette (46 ans) travaille comme maîtresse de poste.  Elle est la mère de deux enfants adultes qui habitaient à la maison au moment de son diagnostic.

Jeanette a été diagnostiquée en 2012 après avoir subi sa mammographie annuelle. Jeanette et son médecin ont été incapables de trouver la masse eux-mêmes.  Après la première tumorectomie, les résultats ont démontré que le cancer était invasif.  Elle a subi une deuxième tumorectomie pour déceler si le cancer avait atteint ses ganglions lymphatiques et ce n’était heureusement pas le cas.  Elle a subi de la chimiothérapie et de la radiothérapie.  Présentement, Jeanette prend des hormones et elle ne remarque pratiquement pas d’effets secondaires. Elle est très satisfaite du soutien qu’elle reçoit de l’équipe médicale et s’est rendue compte que les infirmières savaient exactement comment la conseiller à propos de certaines situations, comme par exemple lorsqu'elle avait de la difficulté avec les effets secondaires de la chimiothérapie. Lors de son diagnostic, Jeanette a décidé d’informer ses enfants aussitôt que son fils aurait terminé ses examens à l’université, ce qui était deux jours avant la chirurgie.  Après sa chimiothérapie, Jeanette est retournée au travail le crâne chauve; ce qui fut difficile car ses clients ne la reconnaissaient pas. Mais en même temps, le soutien qu’elle a reçu des personnes qui ont partagé l'histoire de leur propre maladie lui a donné de l’espoir.  Maintenant, elle fait la même chose quand elle rencontre des clients atteints d’un cancer.  Le travail a aidé Jeanette à se concentrer sur autre chose et à avoir l’impression que la vie reprenait son cours normal. L’humour et le rire l’ont également aidée à surmonter cette situation qu’elle trouve parfois difficile et effrayante à vivre.  La façon dont Jeanette voit la vie a changé depuis son diagnostic. Maintenant elle vit au jour le jour et elle prend le temps de profiter de la beauté de la nature ou d’un bon livre.

 

Temps depuis le diagnostic
2 - 5 years
Phase de traitement
En rémission

Videoclips

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C’était difficile parce que je ne voulais pas porter de perruque, je n’avais donc pas de cheveux. Je suis retournée au travail et je servais mes clients, parce que je travaille dans le commerce de détail, et plusieurs fois ils ne savaient pas qui j’étais. Mais en même temps, j’avais des femmes qui venaient me voir et me dire « Oh! Quel type de cancer avez-vous eu? » Elles me racontaient alors leur histoire, ce qui était formidable parce qu’elles étaient passées au travers. C’était donc bien. C’était un dénouement heureux de les voir debout devant moi. J’ai même eu un homme qui est venu et qui m’a dit que sa mère était décédée environ cinq ans auparavant à l’âge de 87 ans; elle avait eu le cancer du sein lorsqu’elle était dans la vingtaine. C’était vraiment difficile parce que mes sœurs et mes frères le savaient mais pas leurs enfants. Maintenant j’ai des nièces qui viennent juste d’entrer dans l’adolescence et qui ne sont pas au courant de leur historique familial. Je ne sais pas quand leurs parents les en informeront mais c’est à eux de décider. Je suis allée au dîner de Noël sans cheveux et sans perruque. Je leur ai simplement dit que je les avais rasés parce que je voulais et ils étaient tous heureux de ça. Vous savez ils avaient 10 et 11 ans à ce moment-là, mais vous vous demandez pourtant ce qu’ils pensent, mais je m’en moquais. Mais c’est encore très difficile parce que nous venons de parler du temps où j’avais les cheveux courts.

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C’était vraiment difficile parce que mes sœurs et mes frères le savaient mais pas leurs enfants. Maintenant j’ai des nièces qui viennent juste d’entrer dans l’adolescence et qui ne sont pas au courant de leur historique familial. Je ne sais pas quand leurs parents les en informeront mais c’est à eux de décider. Je suis allée au dîner de Noël sans cheveux et sans perruque. Je leur ai simplement dit que j’avais voulu me raser les cheveux et ils étaient tous heureux de ça. Vous savez ils avaient 10 et 11 ans à ce moment-là, mais vous vous demandez pourtant ce qu’ils pensent, mais je m’en moquais. Mais c’est encore très difficile parce que nous venons de parler du temps où j’avais les cheveux courts.

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Ma fille et son amie… J’étais encore fatiguée et nous étions assises dans le milieu du centre commercial. Je les attendais. Ma fille était debout et me parlait et elle me disait : « Maman, je veux aller frapper cette femme. »  Il y avait une femme qui passait en arrière de moi et ma fille me disait : « Maman, je vais aller frapper cette femme. Elle n’arrête pas de te fixer. » Je lui ai dit : « Mais ma chérie tu ne sais pas, tu ne sais pas ce qu’elle pense. Peut-être qu’elle est passée à travers ça elle aussi. Peut-être qu’elle sait exactement comment je me sens. C’est peut-être la raison pour laquelle elle me fixe, parce qu’elle sait ou elle connaît quelqu’un qui est passé par là. Elle ne me juge pas et ne pense pas que je ne devrais pas être ici sans cheveux, c’est… tu ne sais pas pourquoi elle me regarde. » Elle m’a répondu : « Oh, ok. » Tu ne sais pas et cela ne m’affectait pas de sortir chauve parce que je suis toujours moi.

 

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Lorsque vous avez terminé votre chimiothérapie, vous sonnez une petite cloche lors de votre dernière journée. Donc lorsque je suis allée en bas pour faire la radiothérapie, un des techniciens était un homme. Il était là tous les jours pendant mes 20 traitements, sauf pour la dernière journée. Le tout dernier jour, je suis étendue sur la table et il n’était pas là. Son épouse attendait un bébé et je me suis dit : « Bon, il n’est pas ici, ce n’est pas grave, il a un travail à faire. » Je suis étendue sur la table pour la dernière fois et les larmes coulaient, simplement parce que c’est extraordinaire, ça y est et maintenant c’est : « Quelle est la suite? Qu’est-ce que je dois faire ensuite? » Mais au moment où je sors de la salle de radiation, il était là pour me donner un gros câlin d’au revoir. J’ai pensé que c’était tellement mieux que de sonner une cloche comme en haut.

 

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Intervieweur : Vous avez reçu une pochette d’information?

Oh vous recevez tout. Les infirmières s’assoient avec vous et vous expliquent : c’est ce que nous allons faire; ce à quoi vous pouvez vous attendre; ce que vous allez ressentir; ce que vous pouvez faire pour vous soigner. Ensuite lorsque les résultats des tests sont revenus, elles se sont assises avec moi et m’ont tout expliqué. Elles m’ont dit : « Positive aux récepteurs d’estrogène, bien que ce ne soit pas bon nous pouvons traiter avec du Tamoxifène; récepteurs de progestérone positifs, ce qui est bon. » Elles m’ont dit exactement ce que tout ça voulait dire. Je savais donc à quoi je faisais face.

Je pense que le traitement contre le cancer du sein, c’est une véritable science. Ici nous pouvons appeler à l’hôpital et laisser un message à l’infirmière, elle rappelle. Elle sait exactement ce que vous devez faire. Ensuite vous n’avez pas à souffrir de nouveau lors des traitements de chimio et de radiothérapie. Ils sont tous vraiment très bons ici. Nous sommes très chanceuses de tous les avoir.