Impacts sur les amitiés – Carrie1

 

Carrie1 explique comment les limitations physiques et les craintes de réinfection ont affecté sa vie sociale.

Transcription

I used to be a very social person. I was always on the social committee at work and always loved spending time with my colleagues and it’s been really hard I think on friendships. I only have a couple of friends left, because I think what I’ve realized is that friends often are about doing things. Let’s go hiking, let’s have brunch, let’s do things, and I can’t do anything. I’m house bound. I can’t leave my house. I’m also very susceptible to reinfection, and I don’t want to be reinfected, so I’m pretty stringent about everybody has to wear an N95 with a HEPA filter on. I have my windows open when I have anybody over. It’s not so much fun to wear an N95 and not have coffee, people don’t want to come. So yeah, in the end, it’s just been very – yeah, it’s been hard. I don’t really see anybody in the winter because it’s hard to have people indoors … Long COVID is lonely, to be honest. It boils down your friendships, it takes away your work, it – I think it’s lonely because you have less people in your life, but you realize as well, people don’t understand, and I don’t blame them. I mean, they can’t understand what it’s like to be 40 and chronically ill, and for what it’s like for a great day to be laundry and dishes and cooking a meal. Oh my God. For them, that’s just a typical evening. And for me, that’s an amazing day. And so I’m just not on the same wavelength as people anymore, so it can be hard.

[J’étais une personne très sociable. Je faisais toujours partie du comité social au travail et j’aimais passer du temps avec mes collègues et je pense que cela a été très difficile au niveau des amitiés. Je n’ai plus que quelques ami·es, parce que j’ai réalisé que les ami·es sont souvent des gens avec qui on fait des activités, avec qui nous allons faire de la randonnée, bruncher, faire des activités, et je ne peux rien faire. Je suis confinée à la maison. Je ne peux pas sortir de chez moi. Je suis aussi très sensible aux réinfections, et je ne veux pas être réinfectée. C’est pourquoi je suis très stricte sur le fait que tout le monde doit porter un N95 avec un filtre HEPA. J’ouvre les fenêtres lorsque je reçois quelqu’un. Ce n’est pas très amusant de porter un N95 et de ne pas servir de café, les gens ne veulent pas venir. Alors oui, en fin de compte, ce fut très… oui, ce fut très difficile. Je ne vois plus vraiment personne en hiver parce que c’est difficile de recevoir les gens à l’intérieur. La COVID longue c’est la solitude, pour être honnête. Cela réduit vos relations amicales, cela vous prive de votre travail. Je pense que c’est un sentiment de solitude parce que vous avez moins de personnes dans votre vie, mais vous réalisez aussi que les gens ne comprennent pas, et je ne les blâme pas. Je veux dire qu’ils ne peuvent pas comprendre ce que c’est que d’avoir 40 ans et d’être atteinte d’une maladie chronique, et ce que c’est qu’une bonne journée de lessive, de vaisselle et de préparation d’un repas. Oh mon Dieu! Pour eux, c’est une soirée typique et pour moi c’est une journée extraordinaire. Je ne suis donc plus sur la même longueur d’onde que les autres, ce qui peut être difficile.] Traduction de l’original anglais.


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