L’évolution des soins au fil du temps – Matsonia

 

Matsonia a observé l'émergence d'une forme de démence, ce qui lui rend la tâche plus difficile.

Transcription

Une autre raison aussi, je me souviens quand nous travaillions encore à […], alors qu’il prenait du Domperidone, du Comtan et du Mirapex, il ne dormait pas bien non plus. Il rêvait en couleurs. Il gesticulait et il finissait par me frapper en pleine mâchoire et toutes sortes de folies comme ça. Il se levait davantage du lit, donc je continue de dire que c’est bien qu’il prenne du Sinemet.

Ce qui est malheureux maintenant, et ça fait environ six ans que je vois ça venir, c’est une forme de démence. Je surveillais ça. Il y a environ six ans, j’ai remarqué qu’il ne pouvait plus être responsable des clés et de ranger des choses. Il perdait tout. Depuis les trois dernières années, c’est devenu réellement évident pour moi qu’il ne pense pas à ce qu’il fait lorsqu’il accomplit des tâches. Il a alors fallu que nous passions par les canaux réguliers et c’est très difficile de trouver un psycho-gériatre pour diagnostiquer ce problème. Finalement notre médecin à [ville en CB] lui a trouvé un psycho-gériatre, et bien sûr ce médecin a vérifié qu’effectivement mon mari avait ce que je pensais, et c’était une forme de démence.

Plusieurs personnes pensent que la démence et la maladie d’Alzheimer c’est la même chose, mais ce n’est pas le cas. J’ai dû me renseigner sur la différence et on m’a alors expliqué que l’Alzheimer c’est lorsque tu perds réellement la mémoire. Alors que la démence, tu perds ton jugement, ton intelligence. On m’a dit que 50 %  des personnes atteintes de Parkinson souffrent, finalement souffrent de démence liée à cette maladie. Dans la démence liée au Parkinson, le dommage se situe au niveau du lobe frontal, parce que c’est là que se trouvent les cellules du cerveau qui affectent ton jugement, ta raison, ton intelligence. Et puisque ses cellules du cerveau meurent chaque jour, chaque semaine, chaque mois, cela touche maintenant cette partie.

Je n’ai jamais été préparée à la démence liée au Parkinson. Lorsque j’ai rencontré [mon mari] j’étais prête pour la maladie de Parkinson pour le reste de ma vie et déterminée à rester avec lui jusqu’à la fin. Mais cette démence liée au Parkinson m’a réellement jetée par terre parce que c’est pénible pour moi comme proche aidante. Si ce n’était que la maladie de Parkinson, ce serait une sinécure. La démence, c’est difficile. Cela m’a épuisée et heureusement qu’il y a la Société de Parkinson et d’épilepsie.


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